Orange ampli

1968 – ????

L’histoire (mouvementée) de la marque Orange








L’homme à l’origine de la marque est Cliff Cooper.Ce jeune électronicien passionné de musique commence une carrière musicale en 1966 au sein du groupe The Millionnaires. Il y joue de la basse, le single Wishing Well(lien) produit par Joe Meek atteint la 20e place du hit parade.En 1968, Cliff ambitionne d’ouvrir un studio d’enregistrement. Il trouve donc un vaste local sur deux niveaux dans l’ouest de Londres. Ne pouvant enregistrer au rez de chaussé, il décide d’ouvrir en parallèle un magasin de musique afin de rentabiliser l’espace vide.
L’époque est au Rock Psychédélique et des groupes Anglais tels que les Beatles, les Stones, les Pink Floyd ou Led Zepplelin dominent le paysage musical. Cliff choisit donc d’appeler sa société Orange. C’est une couleur vive, énergique et c’est en même temps un fruit (tout comme Apple). La typographie du logo est d’ailleurs totalement d’inspiration psychédélique.Un problème se pose alors pour acheter les instruments et amplis de la nouvelle boutique. En effet, le puissant distributeur des marques Marshall, Gibson et Fender refuse de leur vendre, même si Orange paye comptant.
Cliff décide donc de tirer parti de ses connaissances en électronique et de fabriquer lui-même des enceintes. Ainsi naquit Orange Amp.
Le 2 septembre 1968, le magasin Orange qui ouvre ses portes propose des guitares d’occasion, des têtes Vox et bien sûr des enceintes Orange. Le succès est immédiat !
Il faut dire que la décoration psychédélique fait du magasin une véritable attraction. En 1970, de longues files de clients attendent à l’ouverture du magasin.Un peu plus tard en 1972, Orange propose sa première véritable tête d’ampli : l’OR50.
Créée par l’ingénieur John James, cette tête prend très vite le surnom de Pics Only car sa face est ornée de pictogrammes universellement compréhensibles. Cette tête est fondamentale dans l’histoire de la marque. Elle détermine ce que sera la couleur et le grain de saturation des amplis Orange. Cette tête est ré-éditée aujourd’hui quasiment à l’identique.

Au cours des années 70, la marque se diversifie. Elle propose de plus en plus de têtes ainsi qu’un très populaire combo 2×12 : le Graphic Combination Twin.
En 1975, la marque lance OMEC, une gamme d’ampli à transistors plus moderne qui ne rencontra que peu de succès. Un ampli numérique est même imaginé, l’OMEC DIGITAL. Il inclus un multi-effet et des presets programmables. Malheureusement, la technologie de l’époque ne permet pas de fabriquer cet ampli à un coût raisonnable, le projet fût donc abandonné.

 

En 1978, le magasin Orange doit fermer. Londres se métamorphose et l’immeuble doit être détruit. Cliff obtient un dédommagement de 100 000£ ce qui est une somme gigantesque à l’époque.
L’année suivante, la fin de la période psychédélique en musique amène à changer le design des amplis dont le look est passé de mode. Pour Orange, la période faste est passée. Les changements musicaux des années 80 ainsi que plusieurs faillites de distributeurs outre Atlantique mettent en difficulté la société.
Cliff continue néanmoins de construire des amplis en petites quantités tout au long des années 80.
En 1993, Gibson rachète le nom Orange et lance quelques amplis basés sur les succès du début des années 70 comme OR120 ou l’Overdrive 80.
Mais le succès n’étant pas au rendez-vous, Cliff parvient en 1997 à racheter sa marque à Gibson.

C’est donc cette année 1997 qui est pour Orange l’année de la renaissance. De retour aux manettes, Cliff s’entoure d’une nouvelle équipe et propose de nouveaux amplis. L’excellent OTR est adopté par Noël Gallagher alors au sommet de sa gloire avec Oasis. En 1998, Orange lance la série AD qui connait un beau succès.

L’année suivante voit même la renaissance d’une gamme d’ampli de basse avec les excellents AD140 puis AD200. Tous ces amplis restent entièrement de fabrication Anglaise dans l’usine historique de la marque.

En 2000, constatant que la plupart des magasins ne peuvent pas se permettre de stocker Orange, Cliff décide de lancer une gamme d’ampli à transistors fabriquée en Asie. Les CR10,15 et 15R sont donc lancés et connaissent un succès immédiat. Le look Orange fait fureur et le rapport qualité/prix est excellent.

En 2003, la série Rockerverb arrive, le RK100 est adoptée notamment par Jim Root de Slipkot. Cette collaboration se poursuit aujourd’hui avec la tête et le baffle signature Jim Root.

En 2006, l’arrivée du Micro-Crush prouve qu’un ampli de 3 watts alimenté par pile peut avoir du caractère. Plus de 20 000 unités sont vendus la première année.

Cette année 2006 marque aussi une véritable révolution dans l’univers de l’amplification guitare : la Tiny Terror. Abordable, légère et de puissance moyenne, elle est tout l’inverse de ce qui existe sur le marché. Elle devient très rapidement un« must have«  comme on dit outre-Manche.

La famille Terror compte aujourd’hui six têtes d’ampli reprenant toutes ce même concept avec chacune leur personnalité sonore.

Mais avec la sortie du Micro Terror en 2012, Orange franchit une nouvelle étape en proposant un ampli hybride très accessible, pesant moins de un kilo et étant aussi à l’aise pour jouer au casque dans son salon, que branché sur 4 x 12 sur scène.

Avec Orange, l’histoire du Rock s’écrit au présent !

To be continued …

SOURCE ://www.orangeamps.fr/